Foire aux questions

Cette nouvelle activité va-t-elle faire beaucoup augmenter le trafic routier ?

Une grande partie des matières que nous allons transporter avec AgriMéthaBresse sont des fumiers et lisiers dont nous assurons déjà la logistique actuellement.

Ce sont les distances qui vont quelque peu augmenter. Le transport de nouvelles matières viendra s’ajouter au trafic actuel de tracteurs (+10 à 20 %). Nous estimons ainsi générer en moyenne 4 transports aller-retour (soit 8 passages au total) par jour depuis nos exploitations vers le site choisi et inversement. Ces échanges remplaceront certains transports actuels de fumiers et lisiers.

Est-ce que la méthanisation émet de mauvaises odeurs ?

Le processus de méthanisation n’émet pas d’odeur car il se produit dans une enceinte fermée et contrôlée sans oxygène : le digesteur. Le transport des matières nécessaires se fait dans des conditions optimisées. Enfin, le digestat (produit de la méthanisation) est beaucoup moins odorant, lors du stockage et de l’épandage, que les matières brutes avant méthanisation.

Y a-t-il des risques d'explosion?

Pour qu’il y ait une explosion, il faut qu’il y ait du gaz sous pression ou un contact avec l’air. Or le gaz dans le processus de méthanisation n’est pas sous pression.

Toutefois, le biogaz étant un gaz combustible la réglementation française est très contraignante sur la sécurité des installations, les normes de construction et d’exploitation des unités de méthanisation. Par ailleurs, il n’y a pas plus de gaz stocké sur un site de méthanisation que l’équivalent de ce que contient une cuve de gaz domestique.

Enfin, lorsqu’il y a injection du bioméhtane dans le réseau, l’unité d’injection, qui comprime le gaz à la pression nécessaire, est exploitée par le gestionnaire du réseau spécialiste de la gestion du gaz, et non par l’exploitant de l’unité de méthanisation.

Comment la méthanisation permet-elle de réduire les émissions de gaz à effet de serre ?

La combustion du biogaz émet du CO2, gaz à effet de serre. Toutefois, ce CO2 avait été capturé dans l’atmosphère par la production de la matière organique (photosynthèse). Ce qui est émis par le gaz de la méthanisation avait donc été préalablement capté. La valorisation du biogaz s’inscrit ainsi dans un cycle court du carbone, et a un effet neutre sur les gaz à effet de serre de l’atmosphère. C’est en cela une énergie « renouvelable ».

A l’inverse, la combustion des énergies fossiles (fioul, gaz, charbon) rejette du CO2 stocké par la planète pendant des millions d’années, provoquant dans l’atmosphère un déséquilibre, responsable de l’effet de serre et du bouleversement climatique.